Un peu de zizanie (PV Silverstream)
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Dim 21 Oct - 22:59
Une porte qui claque. Je sortais de ma roulotte, l'air mal réveillée, la voix enrouée. J'avais peu dormi... le concert d'hier soir s'est poursuivi bien plus tard que prévu. Comme toujours, je me suis donnée à fond. La musique me fait toujours cet effet-là... l'espace d'un instant, m'emporter dans ce monde onirique, qui me fait oublier mes peurs et mes peines. Les notes de musique qui dansent devant mes yeux. Les petites vibrations des cordes de ma guitare. Les étoiles dans les regards de cette foule, qui brillent dans la nuit. A chaque fois, la boucle se répète. Comme la première fois.

Apparemment, ils adorent "Keep me alive", et "Sick of it". Tu m'étonnes. C'est tellement... PUISSANT, comme musique. AAAAAAHHH ! J'ai un mélange des deux musiques dans la tête ! AAAAAAHHHHH !!! ... Ah, ça ma saoule... quand j'ai de la musique en tête, c'est fini... je la garde en tête pendant au moins une heure. J'ai dû casser un bouton replay quelque part. Hum hum. Je rabattis mon capuchon sur la tête, histoire de me faire un peu d'ombre. Autrement, j'aurais mal aux yeux. Je me frottais la tête. Ce masque est sympa, mais qu'est-ce qu'il GRATTE, par moment. Tssss.


Comme j'avais rien de spécial à faire aujourd'hui, je partis me balader dans Ponyville. Un peu pour changer de mes grasses mat', aussi. Mais j'étais curieuse. La vie le jour n'est pas la même que la nuit - ce qui fait que je peux louper des trucs intéressants... comme cette école de l'a-m-i-t-i-é. Quand j'ai entendu parler, j'ai eu un mal fou à ne pas rire. J'ai cru comprendre que, en général, c'est un "truc" que tu découvres par toi-même, au contact des autres. Tu aimes bien la personne, tu la soutiens... tu es là pour elle, quoi qu'il arrive. PPPFFFF. Est-ce que ces poneys vivent dans le même monde que moi ? Comme si on pouvait être ami avec N'IMPORTE QUI. Si quelqu'un ne veut pas de toi, il t'enverra chier.

Et les faux amis ? Ils sourient devant toi, mais blaguent sur ton dos, à la première occasion. Et le reste ? Les gens t'apprécient quand tu souris, mais dès que tu es triste, ils te fuient comme la peste. En plus, ils te font croire qu'ils sont près de toi, mais dès que tu es dans la merde... y'a plus personne. Au moins, on peut toujours compter sur soi-même. Lui, au moins, il est toujours là quand il faut, et ne t'abandonne pas, comme si tu ne valais rien. Tellement pas navrée de casser vos doux rêves de poulains insouciants... mais c'est la R-E-A-L-I-T-E.


Mouais. J'ai déjà du mal à capter comment on peut apprendre l'a-m-i-t-i-é, comme on t'apprendrait... les maths, par exemple. Et puis, c'est pas plutôt aux parents, ou à la famille, "d'enseigner l'amitié" aux jeunes poulains ? C'est censé être LEURS rôles. Pas celui de ces... "professeurs". Ils me paraissent TELLEMENT INUTILES. Pffff. Franchement, à part moi, qui ne sait pas c'est quoi, l'amitié ? Où que j'aille, j'en vois PARTOUT. A tous les coups, on leur apprend le côté "positif" de l'amitié... mais quand une amitié se brise, ils découvrent le côté "négatif" à leurs dépens, huhu. HOHOHUHU. Et si j'allais semer la pagaille dans l'école... ? Ce sera bien plus FUN qu'une simple balade en ville. MMMHMMHMMHMM. Mes sombres pensées s'allégèrent soudainement. Après m'être renseignée, je galopa jusque l'endroit en question.

Je m'arrêta près de l'entrée, contemplant l'architecture de l'école. Elle ne manque pas d'originalité, je l'avoue. C'est moins pire que ce que je croyais. Hum. Et si... ooooooooh, je sais. Une intrusion illégale. Quitte à m'amuser, autant que ce soit un minimum excitant. Je fis le tour de l'école, longeant les murs... en prenant soin de me baisser en approchant des fenêtres. Je remarqua une salle de classe vide. MMHMMHMMHMM. Avec une pierre, je cassa un carreau pour ouvrir une fenêtre. Sans bruit, je me faufila dans la pièce, refermant doucement la fenêtre derrière moi. Au tableau, je dessinai grossièrement les Manes 6, version "caricaturée", tout en écrivant les pires insultes me venant à l'esprit. J'éparpilla les dossiers présents sur le bureau dans toute la pièce, renversant au passage chaises et pupitres. Quand je me fus BIEN éclatée, je sortis prudemment de la classe. Un rapide coup d’œil dans le couloir, et je trottine déjà vers la suivante.


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Mar 23 Oct - 11:11
Cette conférence avait été GÉNIAL ! Je veux dire par la que la rencontre d’un des piliers (personnages importants, il semblerait), et plus précisément de Rockhoof, avait été plus qu’extraordinaire. Je me demande bien comment ils vont réparer les dégâts conséquents de ses cours. Pour sûr, on ne s’est pas ennuyé avec ses histoires !

Je venais de finir mes cours de la matinée, et j’avais plusieurs heures de libres avant celui de Fluttershy sur les animaux nocturnes et les phobies. Bien entendu, pour ne pas dérégler l’horloge biologique de ses petits « protégés ? », il ne devait pas avoir lieu avant le coucher du soleil. J’hésitais alors sur la façon d’occuper mon temps d’ici là. D’autre part, je gardais en tête cette étrange épiphanie qui avait envahie mon rêve cette nuit. Toute distraite que j’étais dans mes pensées, je me dirigeais mécaniquement vers la bibliothèque, pensant pouvoir y trouver peut-être Sandbar. Les autres devaient être dehors, en tout cas Gallus et Smolder : quant a Ocellus, elle avait déjà dû emprunter tout les livres nécessaire pour l’examen de l’Amitié prochain, et se réfugier dans sa chambre avec ces-derniers pour réviser. Ce soir, j’irai frappé à sa porte. Nos chambres sont juxtaposées.

Cependant que je marchais tranquillement, profondément rêveuse, le bruit du verre qui se brise me fit sursauter. Il provenait d’une salle de classe dont la porte était légèrement entrouverte : ce devait être celle de Rarity, qui laissait TOUJOURS la porte et une fenêtre ouverte pour que le courant d’air se prenne dans sa crinière.
Le bruit du bris du vers qui craque sous les sabots furent suivit de craquement de bois, d’un léger crissement de craie, et craignant que ce soit un animal curieux comme il y en a tant en ce pays, je m’approchai prudemment et silencieusement de la porte pour tenter d’entrevoir quelque chose. Il y avait quelqu’un à l’intérieur, quelqu’un que je ne connaissais pas. M’apercevant bientôt que cette personne se dirigeait vers la sortie de la classe, je m’empressai de me cacher entre un pilier du couloir et une armure (franchement, pourquoi mettre des armures dans une école?). J’attendis quelques instants, et la personne sortie. Elle était masquée, et ne semblait pas avoir de bonnes intentions, tandis qu’elle se dirigeait vers la salle suivante, je m’engageai à pas feutrés (entendez en un battement d’aile) vers la salle qu’elle -ou lui, comment savoir ?- venait de quitter. Le spectacle de se désastre m’affligea, et je décidai de suivre cette intrus. Je pourrais en faire ensuite la description aux professeurs, et elles sauraient quoi faire en préférence. Je ressortie promptement, et je parvins à saisir un mouvement sur la gauche, à un tournant. En catimini, je me dirigeai vers l’angle, et une fois certaine d’être invisible, je m’engageai. Quelle serait la prochaine cible ?


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Mar 23 Oct - 23:20
Tandis que j'allais semer la pagaille dans une autre classe vide, j'entendis des éclats de voix provenant des salles occupées, en passant dans les couloirs. Je n'avais pas confiance. En fait, j'ignore si je dois m'en inquiéter, ou m'en réjouir. On va quand même pas me dire qu'ils sont absorbés par leurs cours, au point de ne rien entendre des "bêtises" que je fais par pur plaisir ? C'est vrai qu'ils sont TEEELLEMENT passionnants, ces cours. Tsss. A leur place, j'aurais peur pour la sécurité. J'aurais même pu poser une bombe, qu'ils le remarqueraient même pas... huhu. C'est une blague. Humour de batpony. Quand même. Y'a pas grand monde, à cette heure. Ils ont peut-être pas beaucoup de cours, le matin ? Hum, va savoir...


Je poussa légèrement la porte d'une salle à droite. Vide. Encore ? Ils sont au chômage, en ce moment, ou quoi ? Mmhmmhmm. Je referma la porte, examinant les lieux... et eut une grimace de dégoût. Des couleurs et des sourires. PARTOUT. Le même genre de sourires HYPOCRITES que mes non-parents me lançaient... GRRRRR. En farfouillant dans les étagères - et renversant le reste -, je dégota de la peinture. Je dessina des moustaches au-dessus des sourires, changea ces derniers en grimaces, et ajouta de gros sourcils au niveau des yeux. J'eus un rire étranglé en voyant le résultat. On dirait des poneys au caractère sévère, qui auraient mangé quelque chose de dégueulasse. Je lança les pots de peintures contre les murs, qui devinrent bariolés de façon monstrueuse...

Hum. Le temps passe... je pourrais pas rester aussi longtemps que je l'aurais voulu. Dommage. Un petit dernier pour la route, allez. Est-ce qu'elle est ouverte... ? Je souleva la fenêtre, puis la referma derrière moi. Je bondis très haut, atterrissant sur le toit. Même sur un toit penché, je tenais dessus avec une aisance déconcertante. Frappant les tuiles de mes sabots, je finis par les déloger et les fit pleuvoir sur le sol. J'allai en déloger une autre, mais je tourna la tête, l'air irritée, malgré mon ton sarcastique. Les batponys ont une oreille fine, huhu~.


- Je me disais bien que j'avais entendu du bruit, tout à l'heure. Et LA, encore maintenant. Qu'est-ce que tu attends, au juste ? Pourquoi me suivre, alors que tu avais LE TEMPS d'aller chercher QUELQU'UN pour... oh, je sais pas... ME DENONCER, peut-être ?


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Ven 26 Oct - 20:58
Je me posa en face d’elle, l’air mauvais. Pour qui se prenait-elle ? À ce niveau là, c’était même plus une crise momentanée, c’était de la pure méchanceté, des actes gratuits. Que cherchait elle ? Des ennuis ? Elle  allait pas tarder à les trouver de ce fait.

« Et t’apporter une attention que tu ne mérites même pas, du moins par ces actes ? Ne t’en fais pas, je te dénoncerais bien assez tôt. Je me demandais seulement jusqu’où tu serais capable d’aller. C’est quoi ? Une blague, une vengeance personnelle ? Un acte de déni contre l’Amitié ? En tout cas, c’est bien trop cru et détestable pour être pleinement réfléchi. Tu t’es levé du mauvais sabot ? Ma foi, tu trouve ça normal de détériorer un établissement qui est ouvert à tous, et qui est là pour apprendre à vivre ensemble bien que nous soyons différents ? Je sais, de toute façon, ce sont les princesses qui gèrent cet endroit, et celles-là, elles ne savent pas ce qui se passe au-delà de leur palais doré. »

J’étais juste en face de l’intruse. D’ordinaire, je ne me serais jamais adressé de cette façon à qui que ce soit, mais ce jour là ma colère avait pris le dessus. Est ce que c’était ça dont parlait Nyx ?

« Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais tant de personne s’occupe de cet endroit ! Il est le fruit d’une longue réflexion, sur le pourquoi du comment d’un rapprochement entre les peuples. Ce sont des êtres vivants, venus de tout  horizon, qui valent bien plus que tes graffitis grotesques et des insultes aussi… aussi… Je sais pas moi, PUÉRILES ! Tu aimes peut-être semer le chaos et le désordre, mais ça te mène où à la fin ? A part être détestée par des gens qui ne t’avais rien fait jusque là, et qui aurait pu devenir tes amis, qui sait ? Rien. Bien sûr que je vais te dénoncer. Encore, si cela n’avait été que quelques graffitis grossiers sur certaines personnes, j’aurai rien dit, mais là , c’est du grand n’importe quoi ! Tu vas me dire que ce ne sont que des objets, des bureaux, des tuiles, et que de toute façon on aurait fini par les changer, mais je te demanderais alors à quoi ça rime toutes ces… Conneries ? j'aimerais bien le savoir »

Je lui posais sincèrement la question. Pourquoi donc avoir fait tout cela ?


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Sam 27 Oct - 22:33
Et oui, je suis une vilaine fille, huhu~. A quoi elle s'attendait ? Bah, ça m'est égal. Je rends chaque coups qu'on me donne. Plus on me fait mal, plus je deviens méchante... remember ? Mais... je dois avouer que je suis un peu déçue. A sa place, je pouvais aussi bien tomber sur quelqu'un de plus... important. En la voyant, je me suis dit : "Ooooh, c'est juste une petite plumette...". Je m'attendais à pire. Et j'ai tellement pas peur. Les ennuis, c'est MOI qui les crée. Et qu'est-ce qu'elle pourrait me faire, de toute façon ? Me frapper ? Tsss. La douleur est une vieille amie. Prévenir les Manes 6 ? J'ai déjà quelques plans en réserve, rien que pour elles. Du moins, si elles ont l'idiotie de venir m'ennuyer. Je haussa les épaules, l'air indifférente.


- Peu importe que je mérite cette attention ou non... parce que c'est UN PEU ce que tu fais en ce moment, en m'adressant la parole. D-o-m-m-a-g-e. Tu peux bien aller te plaindre dans les jupes de tes professeurs... j'en ai ABSOLUMENT rien à faire. Elles n'ont AUCUNE VALEUR à mes yeux. Et ce que je fais... comme si je te le dirais ? Je ne me justifierais certainement pas devant toi.


Je fais ce que je veux, après tout. Le monde me doit bien ça. Lui qui est si cruel. Je lui apprendrais bien la dure réalité des choses, mais j'ai d'autres chauve-souris à fouetter. ELLE ne devrait pas tarder, et le spectacle pourra commencer, MMHMMHMM. Je donna quelques coups de sabots, faisant pleuvoir des tuiles du toit, par pure provocation. J'afficha un sourire narquois.


- Je me prends pour la très vilaine fille que je suis, voyons. Ca me semble évident. Tu n'as pas l'air de le savoir, mais il y a des poneys et des créatures qui n'ont besoin d'aucun prétexte pour t'agresser, tout détruire d'eux, et faire le mal. Ils le feront, s'ils le veulent. Votre monde tout beau, tout rose, c'est dans VOTRE TETE, qu'il existe. Vivre ensemble, malgré ses différences ? Quel foutage de gueules ! Va dire ça aux changelings, pour voir ? Demande-leur, ce qu'ils en pensent. Ils ne sont pas aussi heureux, et bien intégrés, qu'ils ne le paraissent. On voit bien que croiser des gens qui ont PEUR de la différence... n'est pas une de tes habitudes. Le jour où ça t'arrivera, on en reparlera.

Mais c'est vrai. Semer le chaos, j'adore. Chose que je doute sincèrement que tu puisses comprendre, huhu. Et pour répondre à ta question... MEME quand je ne leur faisais aucun mal, MEME avant que je ne commence à le faire... les gens me détestaient déjà. Ils m'ont TOUJOURS détestée. Alors, que je fasse du mal ou pas, AUCUNE différence. Et ne me fais pas rire, en me parlant d'avoir des amis... QUELS amis ? Les faux amis, qui te laissent tomber, à la première occasion ? Ceux qui viennent te voir, UNIQUEMENT quand ils ont besoin d'un service ? Oh, pardon, j'avais oublié... on ne vous apprend que la meilleure partie de l'a-m-i-t-i-é. Pas les désagréments que ça engendre, mmhmmhmm.



Peut-être que j'ai répondu à la question de pourquoi j'ai fait ça, ou peut-être pas. Je ne sais pas si j'aurais eu le temps de discuter davantage. Un battement d'ailes, et une pégase orangée se posa à côté de moi. Elle aussi était masquée, et vêtue d'une cape. Son regard était étrange. Comme si son corps était là, mais pas la personne. Je la fixa d'un regard interrogateur. La jument zombifiée se contenta d'un sourire narquois. Dites bonjour à..... Smooch.

Et oui. Maintenant, elle à moi. Très bonne esclave. Bien plus que ce à quoi je m'attendais. Ah, Zelena. Tu m'as tellement fait penser à Smooch, ce soir-là, que j'ai pas pu m'empêcher... de lui rendre une petite visite. En volant une certaine montgolfière mauve. Hum... j'aurais été plus que ravie de faire la même chose à tous les habitants de Cloudsdale... mais ils sont bien trop nombreux pour être tous sous ma coupe EN MEME TEMPS. En plus, mentalement, ce serait trop éprouvant, et TRES difficile à gérer. Même si CA ME SAOULE de devoir attendre encore un peu, il faudra trouver un autre moyen. Quoi qu'il en soit, un jour ou l'autre... ils ne voleront PLUS JAMAIS. Ils resteront TOUS cloués au sol, comme des IDIOTS.


Une bien maigre compensation, pour toutes les souffrances qu'ils m'ont infligées... mais le meilleur viendra à l'avenir, j'en suis sûre. Un sourire maléfique s'épanouit sur mes lèvres. Mmmmhmmhmm... ah, j'oubliais. Pendant qu'on discutait, la petite plumette et moi, Smooch s'est faufilée dans les couloirs, et a mit le bordel dans les autres classes vides. Ce que ça doit faire mal, de voir tout son travail... un tel travail... totalement saccagé. Comme j'adorerais voir leurs rêves et leurs espoirs s'effondrer les uns après les autres... et à terme, l'amitié. HAHAHAHAHA !!!

Je fis un signe de tête à Smooch. La jument zombifiée eut un rire mauvais. Elle sortit de sa cape des pots de peinture, et s'amusa à répandre leur contenu sur le toit. Un régal pour les yeux. Néanmoins, je fixais l'hippogriffe. Je réagirais au quart de tour, s'il le faut, mmhmmhmmhmm. Alors ?


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Dim 28 Oct - 21:28

Je ne pouvais pas garder mon calme face à cette peste. Semer le chaos et y prendre PLAISIR ? Voyez vous ça… Tout le monde l’aurait détesté ? J’ai peine à y croire. On ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier. Ma chère, si cela te faisais tant souffrir d’être détesté, pourquoi ne rien faire pour y pallier ? Mais surtout...surtout…

Je plongea sur elle, aussi vite que je le pouvais. Elle avait beau s’y être préparé, et avoir tout fait pour que ça arrive, je lui assénai une gifle mémorable de ma serre.

« Ose encore me prendre pour une demeurée et je te fais bouffer ton masque ! Un monde tout beau tout rose ? Je ne sais pas ce qu’est ta vie, mais la mienne ne correspond clairement pas à cette description. Notre peuple sait parfaitement ce que c’est d’être marginaliser par une majorité. Je ne suis pas non plus sotte au point de croire que tout le monde ne veux que le bien, mais va pas me dire qu’il existe des fauteurs de trouble qui n’ont vraiment aucun prétexte. C’est te mentir à toit même. Tu fais ça parce que c’est ce que tu veux ? Ta volonté est déjà une motivation, mais il existe des gens à la mauvaises volonté, et à la mauvaise fois. Au passage, tu me dis que je ne croise pas des gens qui ont peur des différences d’ordinaire, et que je vienne te parler une fois que ce sera le cas. Alors, reparlons : je t’ai croisé toi, et tu as peur de la différence. Sinon, pourquoi tu t’en prendrais à une école qui amène des principes qui pourrais, je dis bien pourrais, faire bouger des principes qui te suive depuis longtemps apparemment. Tu vois le verre à moitié vide, et de fait, tu te complais dans cette vision négative. Oui, les vrais amis ou amies, ça ne courent pas les rues. Oui, des gens viennent vers toi seulement pour leur profit : membre d’une noble famille, j’ai eu mon lot de profiteurs. Mais ce n’est pas universel. Une majorité ne fait pas la généralité. »

Je reniflai de colère. J’étais prête à en découdre. Mais je me mis à réfléchir. Que disais Fluttershy, déjà ?

« La violence n’est pas une solution. Et je vois bien que certaines société, comme ce chancelier Neightsay, conduisent leur peur de la différence à la ségrégation. Cet école est un hymne à la différence, un pied de nez à ces sociétés d’hypocrite, comme tu le dis, et tu n’as pas d’autres idées que de la saccager. Au fond, tu ne vaux pas mieux qu’eux. Résultat, tu devras répondre de tes actes contre des personnes que tu détestes, et tu trouves ça bien ? Franchement, tu te tires une balle dans le sabot. Je préfère être flanquée d’amis d’un jour que d’une marionnettes vide pliée à mes quatre volontés. En faisant cela, tu craches sur la différence. Dis-moi, qu’en pense ton amie ?


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Mer 7 Nov - 0:21
Ah, je n'aurais rien fait... tout de suite... tssss. Est-ce que tu connais seulement TOUT de mon passé ? Dans les moindres détails... ? Je ne crois pas... je n'ai dit que ce que je voulais bien dire, mmhmmhmm.

D'ailleurs, je ne suis pas sûre que l'hippogriffe chercherait à discuter plus longtemps si elle savait que je suis... une meurtrière. Et oui, mes non-parents sont MORTS. Je ne les ai peut-être pas tué directement... mais c'est bien moi qui les aient poussés à se blesser grièvement, en se battant l'un contre l'autre. Je pensais qu'ils survivraient, malgré tout... dommage, mmhmmhmm. Smooch a apprit la nouvelle dans les journaux... mais j'ai été vérifié, durant ma visite à Cloudsdale. Il y avait bien des cadavres, dans les tombes à leurs noms, et des effets personnels chers aux yeux de mes non-parents... quoi ? Ce que j'ai fait vous choque... ? Pfff. Je m'en fous. Dans un cœur aussi noir que le mien, la lumière n'y a pas sa place. Alors, il ne faut pas s'attendre à une quelconque pitié ou compassion de ma part, mmhmmhmm.


En la voyant plonger, j'esquiva vivement. Mais elle aussi, elle était rapide. Je sentis une vive brûlure à l'endroit où je me pris cette gifle... cette gifle... l'entaille n'était pas profonde, mais elle saignait légèrement. Ah là là. J'ai beau être habituée à la douleur, elle a un effet... désastreux, sur moi. J'en ai tellement ressenti, j'ai tellement versé de larmes... que mon cœur s'est déchiré en deux. La moindre petite douleur en plus... déclenche un cataclysme. Mes fameux flash-back... l'ennui, c'est que ce "mal" continue de se répandre... et évolue. La douleur est tellement forte que ça me rend folle... TOTALEMENT FOLLE. Et si mes crises de folie s'intensifient... je ne donne pas cher de votre peau, mes petits poneys chéris.

J'entendis vaguement ce qu'elle dit ensuite. Mes yeux devinrent fentes sous l'effet de la folie, et de ma colère soudaine. Ma vision était déformée, le paysage apocalyptique. Le monde et ses misères. Le cauchemar éternel, autrement dit. Et à la place de l'hippogriffe, un fantôme du passé. Je riposta à la gifle en lui flanquant un violent coup de sabot dans la figure, et plusieurs coups, sans aucune retenue. Puis je bondis en arrière, me mettant dans une pose agressive, au cas où je devrais encore riposter. J'avais un intense regard noir, et je riais.


- Rien que ça ? Moi, je vais arracher CHACUNE de tes plumes de ton duvet HIDEUX, si tu fourres encore tes sales pattes sur moi, petit chat. Aaaaah... arrête de me faire rire... non mais, sérieux. MOI ? J'aurais peur de la différence ? Je ne suis pas comme les autres poneys, et je connais majoritairement des personnes différentes. Je n'ai pas de problème à ce sujet. En revanche, ce que cette ECOLE est dégoûtante... comme si on avait besoin des autres ? Ni pour vivre, ni pour prendre sa vie entre ses sabots. Quoique... pour exaucer une demande quelconque, j'avoue qu'ils sont très utiles. Ils sont bien trop bons, et crédules, mmhmmhmm. Oh, je n'ai rien dit... ha, l'amitié... rien que des chaînes qui emprisonne tous ceux qu'elle touche. Une fois lié à quelqu'un, c'est fini, tu l'auras sur le dos jusqu'à la fin... et si ça n'allait plus, bonjour pour s'en débarrasser, tsssss.

Et je l'avais REMARQUE, que ma vision des choses est négative, merci ! Elle, au moins, me permet de garder les sabots sur terre. Me montrer la réalité du monde, telle qu'elle est. Et non pas rêver à des choses illusoires, qui m'auraient noyée depuis bien longtemps, si j'y croyais encore ! Tu parles d'une école qui "pourrait" faire bouger les principes ? Tu n'en sembles pas si sûre, petit chat. Oh, c'est sûr qu'il ne faudrait pas mettre un focus sur la majorité... si elle n'écrasait pas, encore et toujours, la minorité. Au point qu'elle devienne invisible, misérable. Quelle tristesse. Que ce soit la vie en elle-même, et cet endroit, TOUT n'a jamais fait que me confirmer ce que j'ai TOUJOURS pensé.

Ça n'est PAS près de changer. Vous pensez que ça pourrait, mais ça ne marche pas comme ça, petit chat. Les gens ne changent que s'ils VEULENT changer. Ils ne veulent pas ? Ils vous envoient balader, c'est tout. Pareil s'ils veulent pas écouter non plus. Vraiment, je m'attendais à mieux d'un tel bâtiment. Décidément. A mes yeux, vous êtes TOUS des demeurés. Y'en a pas un pour rattraper l'autre.



Je frappa le sol du sabot, encore plus furax qu'elle ne l'est. J'attendis, attendis... pourquoi ne bougeait-elle pas ? J'allais répliquer à ses propos, puis j'entends Smooch exploser de rire. Je leva les yeux au ciel, l'air exaspérée. C'était quoi, cette fois ? Certainement pas les pigeons qu'elle avait enfermé dans les toilettes du Hayburger... ah, non, rien à voir avec moi, ce coup-ci. Smooch partage mon goût pour les farces... je me planta devant Smooch. Avec ma vision déformée, elle avait tout d'une démone aux traits effrayants.


- Qu'est-ce qui t'arrive, toi ?
- "La violence n'est pas une solution"... je vais noter ça quelque part. Comme ça, si je me fais agresser dans la rue, je dirais : "Hé, monsieur l'agresseur. Tu pourrais arrêter de me taper, s'il te plaît ? Tes manières sont déplorables. Allons plutôt prendre le thé chez moi." Hahahahaha !!! Attends, attends ! C'est même pas mon préféré. Une amie ! Hahahaha !!! Une amie, MOI ! T'imagines ?! HAHAHAHAHA !!!!! Elle est sérieuse !?
- On dirait bien.
- HAHA... ouf. Pas terrible, pour une élève à l'Ecole de l'Amitié. Moi qui croyais qu'elle savait reconnaître de "vrais" amis.
- Humpf. Dis... c'est quoi, ça ?


Je pointa la peinture du sabot. Elle avait dessinée de la "merde" sur le toit. Je la regarda, l'air de dire : "C'est comme ça que tu saccages un toit, toi ?" Smooch haussa les épaules, le sourire narquois. Puis son regard s'assombrit. Elle prit soudainement ma tête avec ses sabots, l'air soucieuse. Je m'agita, mais elle ne lâcha pas prise, me forçant à la regarder dans les yeux. Smooch avait remarquer mes yeux en forme de fente, et se doutait que c'était encore une crise de folie. Elle m'a déjà vu en faire une. Remarque, ce n'est pas difficile... j'en fais plusieurs, en ce moment... pour la énième fois, Smooch disait que ça ne pouvait plus durer ainsi. Qu'il y avait bien... quelque chose à faire là-dessus. Je refusa catégoriquement, lui disant que je ne voulais certainement pas être prise pour un martyr. Ni inspirer la pitié, ou la compassion. Et puis... je doute que quoi que ce soit puisse me "guérir". Pas même ses douces paroles.

Je m'agita de nouveau. Je vis une étrange détermination s'allumer dans son regard. Elle semblait ENCORE penser le contraire. Tssss. En revanche, ce que Smooch fit ensuite, jamais je n'aurais pu l'anticiper. Je trouvais déjà sa proximité gênante, mais là... sans prévenir, son museau s'approcha du mien... et elle m'embrassa sur les lèvres avec une tendresse profonde. Le temps sembla s'être arrêté, et ce moment, durer une éternité. Je savais absolument pas comment réagir... pourquoi a-t-elle... ? Est-ce qu'elle est... je la repoussa en secouant la tête. Mon visage se durcit d'abord, puis une tristesse infinie apparut dans mes yeux. Non, ça ne me fait rien... vraiment RIEN. Je ne le dis pas, mais au fond, j'en souffre. Je n'aime pas le montrer, mais y'a des jours où j'en ai marre, de faire comme si tout allait bien... mes pupilles étaient toujours des fentes. J'ai toujours été seule... et mieux vaudrait que je le reste. Pour Smooch, c'était suffisamment claire. Elle semblait aussi triste que je l'étais. Elle aura mal, avec moi...



Je lui tourna le dos, et sauta pour descendre du toit. Je me mis à courir, sans regarder où j'allais. J'avais besoin de... je sais pas. Me changer les idées ? Je ne sais plus... je longea les jardins de l'école, l'air complètement ailleurs, avec l'impression de n'être rien d'autre qu'une âme errante en peine. Je piétina inconsciemment les parterres fleuris, et ne prêta pas davantage attention aux élèves du coin. Ils avaient peut-être cours en extérieur, ou étaient simplement en pause, je sais pas... ça m'importait peu. Pour le coup, je songeais plus à saccager l'école. A vrai dire, je savais plus quoi penser tout court. Je m'attendais tellement pas à ce qu'elle... nan, c'est juste pas possible... ça peut pas être un effet secondaire de l'hypnose... ce sont de vrais sentiments.

Je faisais mine de ne pas le voir, mais Smooch me suivait. Je me posa sur un banc, en fixant le bâtiment d'un air certain. Elle me rejoignit sans un mot. Silence. Je ne savais pas quoi dire. Puis je soupira, et me mis à chanter. Ça peut paraître étrange... mais c'est le moyen le plus "efficace", quand je n'arrive pas à m'exprimer. Je fus surprise d'entendre Smooch chanter également. Elle chantait tout autre chose...


♪♫ ........ I know you've got the best intentions. Just trying to find the right words to say. I promise I've already learned my lesson but... right now, I wanna be not okay. So tired to sit here waiting. If i heard one more "Just be patient"......... it's always gonna stay the same. ♪♫

♪♫ You sick of feeling numb. You're not the only one. I'll take you by the hand, and I'll show you a world... that you can understand. This life is filled with hurt, when hapiness doesn't work. Trust me... and take my hand. When the lights go out, you will understand. ♪♫

♪♫ Can't stop this fear from sinking. And starting to show on me. You're staring while i'm blinking, but just don't tell me what you see. So, over this back luck, hearing one more "Keep your head up"...... is it even gonna change ? ♪♫

♪♫ You've got the words to change a nation, but you're biting your tongue. You've spent a life stuck in silence, afraid you'll say someting wrong. If no one ever hearts it... how we gonna learn your song ? You've got a heart, as loud as lions. So, why you let your voice be tamed ? ....... Baby, we're a little different. There's no need to be ashamed. You've got the light to fight the shadows. So, stop hiding it away. ♪♫

♪♫ Don't look at me like that. Just like you understand, don't try to pull me back. Let me just give up... let me just let go. If this isn't good for me, well, I don't wanna know. Let me just stop trying. Let me just stop fighting... I don't want your "good advice", or reasons why i'm "alright"....... you don't know what it's like. ♪♫


Couleur de paroles : #FF0000 (Fuega) / #FF9933 (Smooch)





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Vous bullez bien?
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( Les études, ce n'est pas qu'une partie de plaisir, mais comme on le dit: No Pain No Gain)
Métier : étudiante à l'École de l'Amitié
Humeur : Paisible
Localisation : Dortoirs de l'École
Mer 21 Nov - 19:09


( )


Je les laissai partir sans les suivre. Elle devait certainement avoir beaucoup de chose à se dire. Je me retrouvai seul maintenant, sur le toit d’une école, dans un état pas possible. La douleur de mon corps tuméfié était assez vive pour me faire pleurer. Ma vue se brouilla, de sombres pensées m’assaillirent : Je n’avais cure des menaces, elle n’avaient pas le poids de l’ Oppression. Mais entendre dire que cette école ne servait à rien… Elle avait raison en un sens : on ne force pas la nature des gens. Mais on ne les conforte pas non plus dans une passe destructrice qui peu à peu finirait par les ronger. Je veux dire, comparer n’importe quel lien à des chaînes, c’est refuser une vérité qui pourrait être tout autre. Le lien est ce qui permet à une plante de grandir en s’adossant à son tuteur. Je ne voyais pas pourquoi penser ainsi ne permettrait pas d’avoir les deux pieds sur terre ! Il y avait déjà bien assez de la misère, de la guerre et des tempètes pour vous ramener à une condition plus modeste.

Bien sûr que la majorité est souvent écrasante. On nous le sert bien assez dans la vie de tout coté pour pouvoir la pensée autrement. Elle apporte son lot de tristesse. Pourtant, cette majorité reste variable, car nous parlons d’être vivant, et non de pierre immuable incapable de penser. Même le plus sombre des imbéciles est amené à changer. Qu’on le veuille ou non, on change à chaque instant. Nous ne somme déjà plus tout à fait identique à celui ou celle que nous étions hier, et c’est indéniable. J’ai déjà plus de rides qu’au dernier printemps.

C’est fou de voir comment soudainement les discours les plus justes semble les plus éculés.

Ricanez médaillés, libérés, sauvés de l’enfer temporaire. J’ai encore et pour toujours et jusqu’au bout ce jus noir à me couler au creux des veines.

Oui, vous pouvez bien rire des vieilles maximes, ou faire semblant d’en rire. Vous semblez être bien plus que de simples et « vraies amies. » Et ces yeux, ne viens pas me dire qu’ils ne produisent aucuns changements chez toi. Sans qu’il soit question de fente, je reconnais cette flamme. Elle me suivit longtemps encore, quand j’étais en Aquastria, et que les zones grises de la guerre me revenait quand j’étais seule derrière mon miroir. J’aurai voulu pousser un cri.

Un grand cri de Joie.

Mais je ne l’est pas fait : car il y a plus que la joie et la tristesse. Il peut y avoir la colère. Mais surtout, il y a la vie, et si ça peut-être dure et rude à encaisser, on reste maître de la notre, même quand nous sommes affecté par les autres. En cherchant en eux, pour notre profit personnel certes, mais n’en font-ils pas de même, ce qui peut nous rendre heureux, et en évitant au mieux les coups et les blessures des personnes les moins profitables.
Ce qui me fait pleurer là sur ce toit, c’est de voir que derrière ton masque, tu fus plus surprise et vivante que tout se temps à semer le désordre dans l’école. Laisse tomber le masque. Ouvre les yeux. Ne vois-tu pas que son cœur est à toi ?

Tandis que je m’attelais à arranger un tant soit peu le toit dans le froid vespéral, afin d’oublié ma douleur et ma fatigue, des voix me parviennent. Elles chantent. Et cette voix si efficace à désamorcé mon discours… Tant de douleur pour un seul cœur.  Et cette autre là, qui riait de ma splendide bêtise… puisses-tu être entendu, et réussir là où j’ai échoué !

Je me suis échoué contre un îlot imprenable. C’était la première fois que mon utopie s’effondrait. Ce ne sera certainement pas la dernière. Mais maintenant, au-delà de la douleur, j’ai gagné une détermination toute nouvelle. Plus jamais je n’abandonnerai. Tant pis les claques, tant mieux les chocs, tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Et surtout, je poserais un regard neuf sur le monde, et je trouverai, oui, e trouverai, la parfaite adéquation pour répondre à cette équation aux inconnus multiples. Je continuai de ranger, m’emparant de quoi attaquer les travaux. Les professeurs ne tarderaient pas à arriver. Et même s’il n’arrive pas, je leur en toucherais deux mots.

Elles trouveront bien quelque chose à m’expliquer.


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Cette merveille jusqu'au palier, vous appeler ça un ESCALIER! (on a pas vraiment d'escalier en Aquastria, vous savez, les nageoires, tout ça -Ooooh...!


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Ven 7 Déc - 0:37
J'osais pas regarder Smooch en face. J'avais l'impression d'être dans une autre dimension. Les feuilles ne cessaient de tomber. Le vent les faisait tourbillonner par-ci par-là. Les nuages se succédaient l'un après l'autre. Le temps semblait s'étirer à l'infini. J'avais perdu la notion du temps. Le pire étant ce froid qui nous mordait et pénétrait nos veines. Smooch se blottit contre moi, nous enveloppant de sa propre cape. Je tressaillis à son contact. C'était tellement gênant.... pourquoi elle avait fait ça ? Elle pensait que ça me remonterait le moral... ?

Je ne comprenais plus rien. Je n'avais jamais vu ce regard chez Smooch. Elle n'avait pas l'air d'avoir spécialement de... sentiments, auparavant. Etait-ce à cause de l'hypnose ? Mais comment j'aurais pu le faire, sans m'en rendre compte ?! On peut provoquer des "faux sentiments" pour une autre personne... mais le subsconcient de l'hypnotisé sait que c'est faux... sauf qu'il n'est pas trop en mesure de reprendre le dessus. Pourtant, j'ai l'impression que pour Smooch... c'est différent. Pour ça, un seul moyen de le savoir.


J'eus toutes les peines du monde à la regarder dans les yeux. Je lui dis clairement que ces sentiments étaient faux. Que je les avais sûrement provoqué par accident. Pffff. J'avais embarqué Smooch avec moi comme assistante... alors qu'au fond, je savais très bien que c'est parce que j'étais toujours seule. Mais, bon. Peut-être que je suis faite pour l'être, autant que je suis faite pour être une vilaine. Et Smooch, j'imagine qu'elle aurait pu être la famille que je n'ai jamais eu....... pourquoi elle ne m'écoutait pas ? Oh, Smooch était adorable... un sourire à faire fondre un coeur de pierre.

Mais il fallait bien que je le fasse. Tôt ou tard. Je rompis l'hypnose. Je n'aurais pas pu la retenir éternellement. Elle avait une famille, des amis... je suis pas assez cruelle pour les lui arracher. Pas encore. Mais peut-être le serait-je un jour... une telle relation était bien trop dangereuse. Je partais déjà quand Smooch revint à elle. Elle avait la tête de quelqu'un qui ne sait pas ce qu'elle fait là. Puis ses souvenirs revinrent lentement. Elle fut très surprise, puis profondément attristée. Pourtant, une étincelle brillait dans ses yeux. Smooch galopa aussi vite qu'elle pouvait. Je fixais mes sabots en marchant, mes pensées vagabondant un peu partout. Mais quand Smooch me barra le chemin, je fus surprise de voir que son regard... n'avait pas changé. Comme j'aurais préféré que ce soit dû à l'hypnose...


- ... Je ne sais pas par où commencer. Je ne sais même plus où j'en suis.
- ... Eh bien, commence par le début. Et si tu tiens à me défoncer... bah, fais-le. J'ai plus rien à perdre, de toute façon.
- Ne dis pas ça ! ... Ne dis pas ça. Ca ne résoudra rien, crois-moi.
- Ah, non ?! Si ! Ca abrégerait toutes ces années de souffrance !!! A errer sur les routes, sans aucun vrai but dans la vie, comme un fantôme incapable de trouver la paix !!! ... La mienne a bien failli se finir avant même d'avoir commencé. Et plus les années passent, plus ça empire. Y'a des jours où je me dis que même la vie n'a plus aucun sens...


Smooch passa son sabot sur ma joue, avec une sincère compassion dans le regard.


- De toute ma vie, jamais je n'ai sentie de telles sentiments chez quelqu'un. Tant de douleur, de tristesse, de crainte et de colère... ça n'aurait jamais dû arriver. J'ai tellement mal pour toi que je n'arrive même pas à t'en vouloir..... écoute, ce que tu m'as fait, on en parlera plus tard. Je veux pas te rendre les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà.
- Si tu veux.....
- ... Tu sais, ce qui est arrivé cette nuit-là, ce n'était pas entièrement ta faute. Ils ont été horribles avec toi. Tu ne pouvais rien y faire.
- Tu crois que je ne le sais pas ? Et que CA, ça me remontera le moral ?! J'ai du sang... sur les sabots. Et pour toujours.
- ... Tu n'es pas un monstre. Tu es bien plus que ça. Si seulement tu pouvais le voir...
- Peut-être que je t'aurais cru sur parole avant. Mais plus maintenant.
- (soupir) Eh bien... j'espère pour toi que tu le verras, un jour. Mais tout de même, tu n'aurais pas dû faire ça. Ce n'est pas une solution, au contraire. Mais...
- Mais, quoi ?
- ... Je n'ai rien dit. A personne.
- Quoi ?! ... Pourquoi ?
- Tu crois que j'aurais pu me pardonner ça ? Te dénoncer ? Envoyer la jeune jument que tu étais dans un tel endroit, et gâcher définitivement ta vie ? Alors que tu n'avais pas tous tes torts, dans cette histoire ? ... Non. Je ne me serais jamais permis une chose pareille. Roh, et puis, c'est pas ça qui changera le passé. Non... jamais je ne pourrais te faire du mal. Encore moins laisser un autre te blesser. Tu en as assez comme ça.


Smooch me dit également que cette nuit-là, elle avait vraiment eu peur que je sois..... eh bien, après une telle chute, il est vrai que j'ai eu beaucoup de chance. Si on peut dire que j'ai de la "chance". On resta un instant à se regarder, sans rien dire. Je sentis mon coeur se serrer. Smooch me comprenait, comme jamais personne ne m'a compris auparavant. Je suis navrée... vraiment. Je voulais pas la mêler à toute cette histoire. Elle n'avait rien à voir dans tout ça. Roh, mais j'en avais marre, d'être si seule...... je fus un peu surprise quand elle me fit un câlin. Je grommela, parce que j'aimais pas les câlins. Mais ça la fit rire. Même son rire était adorable.


Elle me dit à voix basse : "Tu sais, au fond, je suis ravie de savoir que tu vas bien. Bon, c'est un peu bizarre... j'étais déjà là, sans être là... mais bon, je suis vraiment là, maintenant. Et je ne veux plus te voir errer dans la nature comme ça toute seule. Je reste avec toi. Quitte à aller jusqu'au bout du monde. Ca ne me fait pas peur. Et, avec toi, je suis sûre que ça sera super. Oh, à propos... t'en fais pas, pour mon travail... ça fait longtemps qu'ils voulaient me remplacer, de toute façon.

Pour des raisons vraiment débiles, c'est vrai, mais je vais pas perdre mon temps avec ce genre de personnes. Toi, tu es plus importante..... je vois bien que tu as ce sentiment. Ne pas avoir ta place nulle part, où que tu ailles, et quoi que tu fasses. Mais je suis certaine que tu en as une. Tout le monde en a une. Peu importe le temps que ça prendra, et où elle se trouvera. Tu trouveras la tienne. Et un jour, tu voleras. J'en suis sûre. Je t'aime, ma Fuega."


Couleur de paroles : #FF0000 (Fuega) / #FF9933 (Smooch)





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